L’arbre à beignetLe 04 mai 2008 - Catégorie: Sylvae
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Originaire des États-Unis, c’est Jean Robin, jardinier et apothicaire, qui en 1601, en sema quelques graines. Ne subsiste de ces originaux que 2 rejets prélevés par le fils de Jean Robin, Vespasien, que l’on peut voir au square Viviani et au Jardin des Plantes.
Mais c’est l’exemplaire situé prés de l’église St Julien Le Pauvre à Paris qui serait le plus vieux puisque planté en 1604.
Il n’est pas très aimé du naturaliste car sa capacité à rejeter de souche ou à drageonner, sa frugalité font du Robinier Faux acacia (Robinia pseudoacacia L.) un redoutable concurrent pour les autres espèces et une certaine tendance à devenir envahissant.
Pourtant le robinier
ne manque pas d’atout. En premier lieu, son bois dur et imputrescible,
peut aisément se substituer à tous ces bois exotiques surexploités,
causant des dommages irrémédiables à la foret primaire.
Comme ses congénères de la famille des Fabacées, les racines du robinier sont
associées à des nodosités
qui fixent l’azote, enrichissant le sol.
Et puis il nous offre ses merveilleuses grappes
de fleurs qui trempées dans une pâte, permettent de confectionner de
délicieux beignets.
Enfin ses fleurs offrent un butin abondant aux abeilles, elle peut sécréter quotidiennement 2 mg d’un nectar très riche en sucres Les apiculteurs récoltent ainsi un miel (improprement appelé Miel d’acacia du point de vue botanique) abondant, clair qui grâce à sa richesse en fructose cristallise très lentement et peut rester à l’état liquide durant des années. Cette qualité essentielle en fait un des miels les plus réputés et les plus recherchés.
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