Amphibiens IILe 23 juin 2008 - Catégorie: Faunae
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Le deuxième site visité était aussi une ancienne carrière. C’est là que l’on a pu observer un curieux crapaud : l’alyte accoucheur (Alytes obstetricans).
Point d’eau à proximité, milieux chauds, terrain meuble pour y creuser son terrier ou alors un muret ou tas de pierres pour y trouver une cachette, nous étions dans la bonne zone pour trouver cette espèce colonisatrice.
Cet anoure est de petite taille, son museau est
arrondi et son oeil a l’iris doré et la pupille en forme de fente
verticale. Sa peau est granuleuse avec quelques pustules lisses Le dos
est gris, piqué de petits points noirs à bruns voire verdâtres
Les
têtards ont la face supérieure du corps de couleur variable (gris clair
à brun sombre), le ventre est bleuâtre et la nageoire souvent maculée
de sombre. La queue est 1,5 fois plus longue que le corps
Parmi
les anoures européens, le crapaud accoucheur est unique en son genre.
C’est le mâle qui est chargé de garder les œufs jusqu’au moment de
l’éclosion.
Au moment de la période de reproduction, le mâle
attire une partenaire en émettant une petite note flûtée «
Tiou…Tiou…Tiou » qui ressemble au chant du hibou petit duc mais en plus
ténu. Ensuite il stimule chez elle par des frictions du cloaque la
production des œufs qu’il fertilise immédiatement. Lors des 1eres
observations en 1741 par le naturaliste Demours, celui-ci était
persuadé que le mâle allait chercher directement les ovules dans le
cloaque de la femelle, d’où le nom de crapaud accoucheur. Par un
mouvement de ratissage des orteils, il récupère les œufs sur ses pattes
arrières qu’il porte jusqu’à l’éclosion de ceux-ci. Si monsieur est un
bon père, il n’est pas très fidèle et il arrive qu’il s’approprie la
ponte de plusieurs femelles.
Notre Alyte n’est pas très aquatique et les quelques averses ou simplement la rosée suffit à humidifier les œufs. A l’approche de l’éclosion, il se rapproche d’une mare ou d’un point d’eau où les têtards jaillissent de leurs enveloppes protectrices pour se débrouiller tout seul dans l’eau. Ainsi le mâle aura protéger les œufs des nombreux risques encourus dans la mare.
Nous avons pu
observer aussi :
Des larves de Tritons crêté
Des larves de Tritons alpestre
Un juvénile de Pélodyte ponctué
| Une jeune Couleuvre à collier | Une Coronelle lisse |
![]() |
|
| Cliquer sur l'imagette | |
Et quelques orchidées mouche (Ophrys insectifera)
A suivre
Notule: Au total, 7 espèces de reptiles sur 37 et 7 espèces d’amphibiens sur 34 sont menacées en France métropolitaine selon la dernière évaluation du comité français de l’UICN
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| Le 24/06/08 par Jean Pierre de Lot Nature Botanique Ah ce crapaud là je le connais bien; très présent chez moi, y compris dans ma cave où il passe l'hiver sous une citerne intérieure qui recueille l'eau de pluie. Et il chante beaucoup les soirs d'orage après l'averse. Et je l'ai déjà trouvé enfoui avec ses oeufs, sous terre dans un terrier de rongeur, en béchant à la fourche dans mon jardin |
